II. Les courses de char
Les courses de chars constituent le sport vedette de l'antiquté. Tirés par un, deux, trois ou quatre chevaux, les chars de compétition étaient conduits par des auriges qui avaient
un statut et des revenus à la hauteur de leur popularité, qui était considérable.La course de chars est sans conteste « le » sport roi par excellence à Rome durant un millénaire. Les
attelages étaient des chevaux et les concurrents des professionnels. Ils faisaient partie d'équipes (factiones) dont chacune arborait des couleurs différentes. Ces courses se
pratiquaient dans des cirques.Les cirques sont d'imposants bâtiments dédiés aux courses de chars. Le plus fameux d'entre eux, le Circus Maximus de Rome, a pu accueillir jusqu'à
280 000 spectateurs. À l'image de Rome qui se dote d'une telle enceinte dès 500 av.J-C, nombre de villes du monde romain en disposent également.
Il convient de ne pas confondre la notion de cirque (hipodromme pour les Romains) avec celle d'amphithéatre, destinés notamment aux combats de gladiateurs et autres spectacles.

- La piste : elle est de longueur variable selon les cirques, et composée de plusieurs couches de matériaux suffisamment durs pour résister aux passages répétés des chars. A la surface est répandue une couche de sable ou de terre.
- La spina et ses édicules : C'est un muret longitudinal et un obstacle infranchissable entre la piste aller et la piste retour et qu'il fallait donc contourner. Il servait de support à de nombreux édicules ayant soit une simple fonction décorative et symbolique, soit un véritable rôle dans le déroulement de la course (édifices aux oeufs et aux dauphins permettant la comptage des tours de piste). Sculptures d'athlètes et d'animaux, pavillons ressemblant à de petits temples ronds, au milieu un obélisque (symbole solaire et royal) et des bassins contenant une réserve d'eau utile au rafraichissement des attelages : des aides placés sur la piste y puisaient de l'eau afin d'asperger les chevaux et les cochers en pleine action. A chaque extrémité s'élevait une borne (meta) comprenant 3 cônes posés sur un podium semi-circulaire.
- Les carceres : Stalles de départ au nombre de 12. Chacune d'elles était suffisamment spacieuse pour loger un attelage et un garçon d'écurie chargé de tenir les guides jusqu'à l'ouverture des portes, lesquelles étaient légères et constituées de 2 battants ajourés en bois ; un mécanisme ingénieux utilisant des cordes permettait l'ouverture simultanée des 12 portes. Au centre, séparant les stalles en 2 groupes égaux, se trouvait la porta pompae pour l'entrée solennelle des processions inaugurales et au-dessus de laquelle se tenait la loge de départ (editoris tribunal) réservée au magistrat organisateur et président des jeux.
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